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23 mai 2007

Koyasandjak - Silemani

Petit dej dehors pour profiter d'un vent vigoureux et pas encore chaud à cette heure, avant d'aller à la police récupérer leur papier tamponné. Evidemment, ce ne sont pas ceux d'hier soir et ils ne savent pas où leurs collègues ont bien pu mettre la fameuse autorisation qui ne nous servira nulle part, mais pas de problème, ils s'empressent de nous en préparer une nouvelle : voilà, Roxane et Sandrine peuvent photographier... exit les noms de famille, donc si une Roxane ou une Sandrine a besoin de paperasse inutile, qu'elle nous contacte.
Arrêt à Kelkesmer (Kelhesmer ?) un petit village de montagne pour quelques photos : si les femmes sont rarement preneuses, les hommes sont demandeurs et les jeunes prêts à faire les clowns sur un âne pour être dans la boite.
Plus nous descendons vers le Sud, plus les lauriers roses sont nombreux et beaux. Ils nous accompagnent jusqu'au lac Dukan qui comme prévu en cette saison affiche un voile atmosphérique qui m'obligera à la rentrée à demander de l'aide à Photoshop.
La police qui se fout royalement de l'autorisation de Koya (ce n'est pas la leur) nous délègue un accompagnateur chargé de vérifier que je ne prenne que ce qui est autorisé : je prend l'accompagnateur.
Suleymaniye est bourdonnante et chaude, chaude, chaude... Même à l'ombre, ça craint pour le matériel : j'espère que les Sony (Minolta m'ayant lâchement abandonnée) vont tenir le coup et faire mentir le guide de dépannage qui ne garantit pas l'utilisation passé 40°.
Nous nous installons à l'hôtel Naz (45.000 dinars) où nous réglons le chauffeur qui voudrait bien continuer le voyage avec nous : à 150.000 dinars depuis Koya, on peut comprendre. C'est loin des tarifs pratiqués dans le coin, mais ça nous apprendra à respecter la règle d'or en la matière : négocier AVANT !
Repas rapide dans un mauvais fast food local crade pour 4.000 dinars, avant une balade photo. La ville fait beaucoup plus orientale qu'Erbil : sympa mais plus chaude, poussiéreuse et surtout plus pauvre, ce que nous confirmeront les coupures de courant régulières de plusieurs heures par jour.
Soirée resto à l'hôtel Palace : bouffe médiocre mais bon Merlot californien (59.000 dinars)... ça sauve !

22 mai 2007

Shaklawa - Koya Sandjak

Balade dans le coin assez rapide, tout est à portée de main : change, eau, clopes... des Kurdes nous croisent en s'expliquant mutuellement que nous sommes Joan (jeunes et jolies), pas du tout embarrassés quand ils se rendent compte que nous avons compris leur conversation.
La recherche d'un taxi est plus problèmatique : nous sommes les seules assez chtarbées pour prétendre bouger aux heures les plus chaudes !
Des jeunes commercants du coin nous proposent un cousin et nous emmènent au rendez-vous en voiture (60.000 dinars pour Koya Sandjak). Le chauffeur un peu rebarbatif se déride en cours de route et nous dépose au Koya Palace (33.000 dinars) avant d'aller faire un tour en ville près du bazar.
Les commercants sont comme d'hab étonnés mais ravis, même si tout le monde se demande ce qu'on peut bien faire ici et ce qu'il y a à photographier. Il y en a même un qui m'envoie un bisou, profitant de l'abri d'une petite rue !
Resto à 3 : 25.000 dinars... Le niveau de vie de la zone UPK est visiblement nettement inférieur à celui de la zone PDK. C'est évident pour les habitations, le prix des hôtels et des resto et encore plus au nombre d'enfants qui travaillent dans les rues.
Le chauffeur fait demi-tour dans une rue, ce qui nous vaut immédiatement un arrêt contrôle de la police qui tient a nous emmener au poste. On a bien un papier du GRK expliquant ce qu'on fait ici (d'ailleurs absolument pas indispensable), mais on n'a pas LEUR papier à eux. Finalement, on passe de bureau en bureau, accompagné d'une foule de jeune policiers grandissante et enchantée de l'attraction, pour la préparation d'un papier énumerant tout ce que je peux photographier : bazar, rues, maisons, mosquées, gens, marguerites... mais il faudra venir le recupérer demain à 9 h quand ils auront retrouvé le bon tampon. En attendant, on se prend un sprite dans le jardin de l'hôtel avant d'aller dans son resto : avec le Merlot, 52.000 dinars.
... Puis séance photo avec les gardes qui en laissent tomber leurs mitraillettes !
Retour dans la chambre où le réceptionniste nous aide à trouver le câble Internet avant de nous rassurer parce que ca ne marche pas : "C'est normal, nous n'avons pas Internet..." !

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