Affichage des articles dont le libellé est Salahaddin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Salahaddin. Afficher tous les articles

21 mai 2007

Salahaddin - Shaqlawa

Pir Xidir appelle avant 9 h : il nous rejoint ici à midi. En attendant, petit dej pas génial : yaourt (je deteste) et une sorte de beurre de cacahouette liquide... je me contente du pain et du Nes que nous avons apporté.
Pas question en plus de faire la causette avec les autres clients : comme certains nous ont saluées, le serveur met 2 paravents pour nous protéger des regards : de quoi je me mêle ?!
On repasse au PDK pour remercier Ibrahim Hassan de son aide, ce qui a l'air de l'étonner d'autant que nous n'avons rien a lui demander... bonjour la reputation des Occidentaux ! Du coup, il nous donne son numéro de téléphone et tient à une mutuelle séance photo avant de partir.
Pir Xidir nous attend à l'hôtel avec son secrétaire et son chauffeur. On commence par Bexal où la force de la cascade est impressionnante. Dommage, le mauvais gout des amenagements aussi.
Dej à Geli Ali Beg près d'une autre cascade à la force tout aussi impressionnante et où là encore les aménagements ne laissent pas beaucoup de place à la photo.
Direction ensuite Shaqlawa où nous remontons en voiture pour un autre endroit d'après Sandrine, pour Erbil où nous n'avons pas l'intention de retourner maintenant d'après moi.
J'insiste pour qu'elle se fasse confirmer la destination, l'experience aidant (voir UPK 2005) j'ai l'intuition qui demarre au quart de tour !
Exact, il avait bien l'intention de nous embarquer pour Erbil sous prétexte de passer la soirée ensemble. Ca negocie ferme, mais on tient bon : pas l'intention de perdre encore du temps pour un kebap... il ne s'attendait pas a ça, à priori c'est la première fois que deux nanas tiennent tête à un Pir député.
Je suis furax. On avait prévu de le rejoindre demain pour faire un tour de villages yézidis et de Lalish, alors qu'il savait très bien qu'il n'était pas libre pendant au moins 3 jours... visiblement nous étions priées d'attendre sagement à Erbil et de faire une croix sur nos projets. Ben voyons !
A Shaqlawa il y a pas mal d'Arabes qui ne pouvaient plus vivre du côté de Bagdad. C'est le cas du patron du Newroz (30.000 dinars + 5.000 pour le petit dej) et probablement celui des serveurs du resto Meedia (bouffe très médiocre et addition à vérifier soigneusement).
La ville n'est pas très grande, mais elle est sympa et connue pour ses rues ombragées très appréciables en ce moment.
Vers 11 h, il n'y a pas d'électricité à l'hôtel et comme nous n'avons pas envie de dormir, nous décidons d'aller au Dilan faire une surprise à une vielle connaissance... effectivement, Saido est surpris, un peu méfiant au debut d'avoir la visite de l'OFK, mais il se rasure quand nous acceptons de boire une deuxieme bière : ben oui quoi, ca nous arrive aussi d'être très cool, suffit de nous prendre par les sentiments !

20 mai 2007

Erbil - Saladin

Comme ici je dors comme un bébé, ce matin je suis en pleine forme ce qui me permet de rattraper un peu le retard du blog en attendant que Sandrine émerge. Petit dej dans le salon de l'hotel apres avoir fait provision de Nes et de patisseries et départ a 13 h pour Salahaddin (3/4 d'heure, 30.000 dinars). Le taxi s'arrête à l'hôtel Meedia où il n'y a pas de place. Nous redémarrons donc avant d'être arrêtés par les cris de gardes et de peshmergas. Le chauffeur fait demi tour et se fait engueuler pour avoir fait demi tour... logique ! D'après les explications, il n'avait pas le droit de faire demi tour et il n'a pas le droit d'être là. Nous si, donc ils s'emparent de nos sacs et le renvoient d'où il vient. L'hôtel n'a que 5 chambres et c'est en fait une caserne pour peshmergas. Cher (70.000 dinars), pas de clim., et crade à tel point que nous mettrons les kefiehs sur les taies d'oreillers et que reflexion faite, je dormirai en jeans. Par contre une presque caserne c'est marrant et pratique vu que le bureau politique du PDK est pratiquement en face. Comme visiblement personne ici n'est plus au courant qu'en 2005 qu'il y a une citadelle, nous traversons pour demander de l'aide à Ibrahim Hassan : il nous trouve un chauffeur qui connait la route et tient à nous préparer un papier pour éviter les problèmes aux contrôles. Précaution parfaitement inutile, mais sympa quand même.

La citadelle n'a pas changé, mais je n'avais pas prévu qu'il y aurait autant de végétation en cette saison. Les tombes du petit cimetiere sont planquées sous d'énormes chardons : pas simple pour faire un relevé précis et pour les photos.

Le soleil cogne, mais la montagne est splendide, majestueuse et remplie d'odeurs de fleurs et de fruits. Un vrai regal apres pres de 10 jours de mauvais temps.

Les poivriers (barou en kurde) parsèment le paysage et le chauffeur nous fait faire une longue balade jusqu'au coucher du soleil (110.000 dinars pour 4 heures)... 6 gigas de photos aujourd'hui, je me sens nettement mieux !

Diner dans le jardin de l'hôtel où nous attend un bar à bière... normal, faut bien occuper les longues soirées des peshmergas !

15 août 2005

Salahadin

Au petit dej, Ahmet tient a me signaler qu'il m'a entendue tousser la première nuit et qu'il faut que j'arrête de fumer parce que depuis, son coeur est malheureux। Il veut aussi que je sache que Sophie est "na boch" (phonétique, mais ça veut dire pas bien) ce qui confirme qu'elle a réussi a se mettre tout le monde à dos en un temps reccord !
Khasro m'a répondu depuis sa lointaine Finlande qu'il fallait que j'appelle Ibrahim Hassan à Salahadin। Pendant que j'envoie Tom en mission, à table, l'autre mégalo continue à faire croire au moustachu qu'elle est responsable de nous et que c'est ok pour nous conduire où elle veut ! Pas besoin de comprendre parfaitement une langue pour piger certaines choses. Ils décident donc de nous reconduire à Zakho, histoire qu'on ne reste pas en zone PDK et qu'elle puisse rentrer en Turquie à temps pour être le 17 à Istanbul.
Là j'interviens qu'il est hors de question qu'elle décide de quoi que ce soit de notre programme, et elle ose me répondre que puisque c'est comme ça, elle n'est plus responsable de nous ! Visiblement, elle est tellement imbue de sa (très) petite personne qu'elle n'a toujours rien pigé au film ! Je préfère censurer ma réponse, mais pas difficile de deviner de quoi je lui conseille de s'occuper !
Les Kurdes prétendent qu'ils ne veulent pas me laisser de peur que je ne me fasse enlever par les islamistes : ça n'arrange pas son problème d'égo, personne ne s'inquiétant pour elle, tellement il est évident pour eux que les islamistes ne sont pas assez crétins pour s'encombrer d'une telle calamité !
Pendant qu'elle prend l'air pincé et furibard de la pétasse dans toute sa splendeur (dommage qu'elle n'ait aucun sens de la répartie, je suis en pleine forme), avec Tom on profite d'un instant d'inattention pour attraper nos sacs, arrêter un taxi et charger nos bagages en indiquant Salahadin au chauffeur.
Ce n'est pas un départ, mais une véritable fuite qu'Ahmet arrête en menaçant (de mort !) notre jeune chauffeur qui hésite et de sait plus à quel saint se vouer. Là, ce n'est plus de l'hospitalité, comme j'en avais la certitude depuis déjà un bon moment...
Heureusement, nos "hôtes" ne sont pas dans leur zone et donc sans arme (nous ne risquons rien, mais c'est moins garanti pour notre petit chauffeur). Après bien des hésitations, et ayant peur de nous conduire à destination, il accepte de nous déposer au bureau PDK le plus proche.
Il nous arrête en fait au Ministère de l'intérieur et explique la situation au garde à l'entrée avant de partir. Celui-ci est tellement plié de rire qu'il se fait remplacer pour nous accompagner : visiblement pas l'intention de perdre la moindre miette !
Au Ministère, c'est l'hilarité générale (2 Français qui ont faussé compagnie à l'UPK, c'est trop drôle) : on nous trouve un chauffeur pour Salahadin, et le garde de l'entrée qui tient à savoir la suite s'arrange pour être désigné accompagnateur... et préposé à la distribution de clopes et de coca pendant qu'il y est !
Au bureau de Salahadin, Ibrahim Hassan se fait expliquer les détails et nous organise la suite du programme : un chauffeur qui connait le coin pour la citadelle, la réservation d'un hôtel bien placé à Erbil pour le soir et un chauffeur pour Amadya (par la route de Barzan) qui viendra nous chercher demain midi।
La citadelle est à une vingtaine de km, mais il faut connaitre et la petite route de montagne est beaucoup plus longue que prévu। Le paysage est magnifique !
Il ne reste que quelques ruines de tours (ce qui me va déjà très bien), mais la surprise géniale et émouvante, c'est le petit cimetière : des tombes très anciennes, presque intactes et magnifiques !
Plein de détails que je n'avais jamais rencontrés jusqu'ici : des épées, des soleils, tout un tas de merveilles parfaitement lisibles...
J'aurais fait le voyage rien que pour ces photos !
En rentrant au bureau PDK, Ibrahim nous apprend amusé que l'UPK est passé déposer un "paquet" en notre absence et a exigé un reçu !
On est mort de rire ! Après avoir tout fait pour nous gacher notre voyage à son profit, la frustrée qui devait retourner à la frontière n'a même pas eu la dignité d'en rester là ! Il a fallu qu'elle nous suive ! On note au passage que l'UPK ne s'est pas fait prier pour la larguer en espérant faire profiter le PDK du poison!
Pas de chance pour elle, mais elle a fait le déplacement pour rien et n'a plus le pouvoir de nous gacher quoi que ce soit : le PDK l'a très courtoisement éconduite... Quand on connait l'hospitalité kurde, Ça laisse rêveur !

Nouveau blog - Nouveau forum

Le blog a changé d'adresse. Pour lire la suite et consulter les posts avec les photos, cliquez ici.

Pour le nouveau forum, c'est ici.